Les postes budgétaires

Dans l’article précédent sur comment épargner avec un petit salaire , nous avons vu l’importance de l’épargne et la notion de « se payer en premier ». En effet, il est très important de vous récompenser pour votre travail. Votre travail ne doit pas servir uniquement à payer vos factures et qu’il ne vous reste plus rien pour vous faire plaisir. Ainsi, en vous payant avant tous les autres, vous êtes certain de disposer de la somme que vous souhaitez mettre de côté, alors que si vous attendez la fin du mois, il ne reste plus grand’chose à épargner…

Nous avons vu que, s’il faut bannir absolument le découvert, il faut commencer par établir un budget pour savoir où passe votre argent. Mais il est impossible de parler du budget personnel ou familial sans parler des postes budgétaires qui le composent. Un budget se compose de différents postes, et de grandes familles de dépenses et de revenus.

La répartition des postes du budget

En ce qui concerne les revenus, on peut les classer en :

  • revenus du travail : salaire, primes.
  • revenus sociaux : allocations, indemnités de la sécurité sociale, remboursements SS et mutuelle.
  • revenus financiers : intérêts, rentes, loyers perçus, dividendes, bénéfice.
  • autres revenus : revenu du web, revenus des tiers etc.

Pour la partie « dépenses » on peut distinguer 3 grandes familles :

  • Les dépenses fixes, ou contraintes qui sont obligatoires. Ce sont par exemple : le loyer, le remboursement d’un crédit, la facture EDF, la mutuelle, la nounou des enfants, les impôts, le forfait de transport en commun etc. Certaines de ces dépenses peuvent être réduites comme les assurances, la box internet le forfait mobile ou le fournisseur d’énergie.
  • Les dépenses habituelles ou courantes comme : l’alimentation, le carburant, les loisirs, l’habillement etc. Ce sont des dépenses sur lesquelles ont peut agir, elles sont d’un montant variable et on peut donc faire des économies dessus.
  • Les dépenses Exceptionnelles. Ce sont des dépenses qui arrivent seulement de temps en temps et qui sont donc rares, comme : l’achat d’appareils électroménagers, les réparation de la voiture, une amende, un cadeau etc. Ce sont aussi des dépenses que l’on peut anticiper ou bien réduire. Elles peuvent être couvertes grâce à l’épargne de précaution qui représente entre 3 et 6 mois de salaire.

Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, il faut déduire ses charges fixes du montant disponible sur le compte bancaire après avoir soutiré le montant épargné. Exemple : Votre solde au 30 du mois est de 47 euros. Le 1er du mois suivant, votre salaire de 1350€ est viré. La somme disponible avant épargne est de : 47 + 1350 = 1397€. Vous épargnez 12% de votre salaire soit 162€. La somme réellement disponible pour le mois sera donc de : 1397 – 162 = 1235€.

Ensuite, de ces 1235€ nous allons déduire les charges fixes. Mettons qu’elles s’élèvent à 600€, le reste à vivre sera donc de : 1235 -600 = 635€.

Les autres dépenses devront donc ne pas excéder 635€ pour être à l’équilibre, c’est-à-dire finir le mois à 0.

Voici comment se décompose notre budget prévisionnel en étant à l’équilibre :

  • L’Alimentaire, 280 euros soit 44% du reste à vivre.
  • Le carburant, 45 euros soit 7,08% du reste à vivre.
  • Entretien et réparations, 90 euros soit 14,01% du reste à vivre.
  • L’habillement, 70 euros soit 11,02% du reste à vivre
  • Les loisirs, 50 euros, soit 7,87% du reste à vivre
  • Autres dépenses, 100 euros, soit 15,7% du reste à vivre.

Total : 635€ soit 100% du reste à vivre.

Le système des vases communicants

Le système des vases communicants

Sachant que, l’objectif va être de ne pas atteindre les 100% mais qu’il nous reste un solde positif le dernier jour avant de recevoir son salaire de manière à faire croître automatiquement chaque mois le revenu disponible avant épargne. Pour réussir cela avec des postes budgétaires aussi rikikis, on va jongler avec le système des vases communicants pour utiliser l’argent non dépensé ou partiellement dans un poste budgétaire pour combler un éventuel dépassement ailleurs et/ou le consacrer au solde en fin de mois.

Par exemple, le mois « N », nous n’avons pas touché au budget « Habillement » de 70€. Dans le même temps, nous avons réellement dépensé 73€ au lieu des 50€ prévus pour le budget « Loisirs ». Ces 70€ peuvent être panachés selon la clé de répartition suivante :

23€ pour combler l’excédent du budget « Loisirs » et 67€ que l’on affecte au solde de fin de mois. Admettons que nous n’ayons pas touché non plus au poste « Entretien et réparations » de la voiture de 90€. Donc, au final, nous disposerons de : 67 + 90 = 157€ en solde de fin de mois !

Ainsi, si le mois précédent notre solde était de 47€, à la fin de ce mois-ci il sera en augmentation à 157€. Quand notre salaire va arriver, la somme réellement disponible avant épargne sera de : 157 + 1350 = 1507€, soit 110€ de plus par rapport au mois précédent. Répétez l’opération de mois en mois, et sur plusieurs postes budgétaires et, sans que votre salaire augmente, vos revenus peuvent croître malgré tout ! Il suffit pour cela que la somme des postes budgétaires partiellement ou pas du tout utilisés soit supérieure à celles des postes en déficit. Ce qui revient à dépenser moins que ce que l’on dispose, donc à s’enrichir.

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